Rénovation

Rénovation du refuge de la Pointe Percée

Les travaux de réhabilitation du refuge de la Pointe Percée ont démarré au mois de mai !

 

Situé au pied de la Pointe Percée, à 22164 m d'altitude, dans une mer de lapiaz, ce refuge facile d'accès permet à tous de séjourner dans un environnement exceptionnel et de pratiquer les activités de montagne tout au long de l’année.

Le premier bâtiment en pierres a été édifié en 1899 par l'ingénieur Edouard Sauvage et détruit par le vent en 1914. Reconstruit en 1928, il a été agrandi en 1972. De multiples constructions se sont progressivement agrégées au bâtiment existant (toilettes sèches, rangements,etc.) pour répondre aux évolutions de la fréquentation et du bâtiment.

Le bâtiment,aujourd’hui très vétuste, est arrivé en fin de vie et une rénovation complète s'impose.Les dysfonctionnements du bâtiment actuel sont en effet très nombreux et ne permettent plus d’offrir des conditions de travail et d’accueil satisfaisantes pour les gardiens et les pratiquants :exiguïté des locaux en pleine saison,manque d'espace pour loger les gardienset aides-gardiens, volume de stockage d'eau insuffisant, manque d’installations sanitaires,rejet des eaux usées non satisfaisant, production d’énergie, insuffisante,etc.

Avec ce projet de réhabilitation complète, la FFCAM poursuit la mise en œuvre de son plan de rénovation de 26 refuges visant à préserver et transmettre notre héritage patrimonial, améliorer la fonctionnalité des refuges de montagnepour l'ensemble des usagers (gardiens et pratiquants de la montagne) et poursuivre son engagement en termes de développement durable.

 

La mission de maîtrise d’œuvre du projet de rénovation a été confiée à l’équipe suivante :

  • Architecte : Daniel Masson Architecture (Thones-74)
  • Economiste : GATECC (Annecy le Vieux-74)
  • Bureau d’études Fluides : CETRALP (Annecy le Vieux-74)
  • Bureau d’études Structures : GMS Structures (Seynod-74)
  • Bureau d’études Acoustique : REZ’ON (Villaz-74)

 

Le projet de rénovation est d'abord un projet de démolition de l'ensemble des "verrues" progressivement ajoutées au bâtiment historique : la démolition de l'extension de 1972 permettra de retrouver la construction originelle ; la baraque en bois faisant office de rangement et la petite construction abritant les toilettes sèches seront démolies ; le monte-charge sera déposé. La qualité de l'intégration paysagère du refuge sera ainsi enfin retrouvée.

© Maria Isabel Le Meur Vue sur l'ensemble des agrandissements progressifs du refuge (cabane de rangement, toilettes sèch © Maria Isabel Le Meur Vue sur l'ensemble des agrandissements progressifs du refuge (cabane de rangement, toilettes sèch

Le projet est ensuite, et surtout, un projet de réhabilitation du bâtiment historique et de construction d'un nouveau bâtiment principal.

© Daniel Masson Architecture Insertion paysagère du futur bâtiment © Daniel Masson Architecture Insertion paysagère du futur bâtiment

Le bâtiment historique accueillera deux dortoirs de six couchettes chacun et le nouveau bâtiment (348 m2)accueillera l’ensemble des fonctions du refuge :

  • unesalle commune de 67 m2
  • une cuisine de 25m²
  • 4 dortoirs de 4 à 14 couchages
  • 2 toilettes sèches accessibles directement depuis l’extérieur
  • des sanitaires (2 douches, 1 cabine de toilette fermée, 2 lavabos, 2 WC)
  • un espace privé de plus de 50 m2pour l’équipe des gardiens, intégrant des chambres, 1 douche, 1 WC, 1 lavabo.
  • unvestiaire et un séchoir permettant le stockage des équipements techniques (skis, crampons, piolets, …)
  • desréserves de 10m² et les locaux techniques

 

La capacité d’accueil du refuge sera donc de 46 couchages.

 

Les équipements techniques

 

A la seule exception du gaz en cuisine, l’ensemble des besoins énergétiques seront couverts par la production d’énergie renouvelable, prioritairement locale :

  • Les besoins électriques du refuge seront assurés par des panneaux photovoltaïques (plan de toiture sud) associés à des batteries
  • Les besoins en chaleur seront principalement assurés par des capteurs solaires thermiques (eau chaude sanitaire, chauffage des espaces gardiens) ainsi qu’une chaudière à pellets en appoint
  • Un poêle à bois permettra de chauffer la salle commune, notamment en hiver
  • Un groupe électrogène de secours sera installé et utilisé de façon très exceptionnelle en cas d’indisponibilité prolongée de la ressource solaire

 

 

L'alimentation en eau potable proviendra du captage d'une source située à 65 mètres environ en amontdu refuge.

 

Les eaux pluviales de la toiture seront collectées et stockées dans une citerne de rétention de

50 m3 située dans le sous-sol du refuge. Les eaux pluviales, après filtration et traitement, serontutilisées pour les besoins en eau des installations sanitaires.

 

L'étude de conception du système d'assainissement autonome a été réalisée par le bureaud'études spécialisé Equaterre. Dimensionné pour 20 EH, le système d'assainissement se composera d'un bac à graisse pour les eaux usées de la cuisine,d'une fosse septique toutes eaux, capacité 10000 litres,de 4 filtres compacts et de 3 tranchées d'infiltration.

Compte tenu des difficultés inhérentes à la construction en site isolé de montagne, les travaux lancés à la fin du mois de mai 2020 devraients'échelonner sur 3 années : 

  • Printemps / Été / Automne 2020 : Construction du hors d'eau du nouveau bâtiment (terrassement, maçonnerie, charpente, couverture)
  • Printemps / Été / Automne 2021 : Parachèvement et livraison du nouveau bâtiment

Printemps / Été / Automne 2022 : Démolition de l’extension et constructions annexes, dépose du monte-charge – Réhabilitation du refuge historique

Le projet représente un coût global de 2 650 000 €(maîtrise d'œuvre, frais de maîtrise d'ouvrage, travaux). 

Le plan prévisionnel de financement est le suivant :

  • Autofinancement  FFCAM: 1 250 000 €
  • Subvention de l’Etat : 300 000 €
  • Subvention du Conseil Régional Auvergne Rhône Alpes : 400 000 €
  • Subvention du Conseil Départemental : 400 000 €
  • Subvention de la Communauté de Communes des Vallées de Thônes : 175 000 €
  • Subvention de la Commune du Grand Bornand : 125 000 €

Contact

Maria Isabel Le Meur, Directrice Adjointe – Hébergements – Travaux

mi.lemeur@ffcam.fr